dimanche 25 janvier 2026 04h07
| Mis à jour:
vendredi 23 janvier 2026 13:17
Le nouveau régulateur du football pourrait bien mettre en lumière les recoins les plus sombres du beau jeu : ses différends juridiques.
Pendant des décennies, les batailles juridiques les plus importantes dans le football anglais ont été résolues à huis clos. Qu’il s’agisse des subtilités des règles de rentabilité et de durabilité (PSR), des tristement célèbres 115 accusations de Manchester City ou des transactions entre parties associées, le théâtre de prédilection a traditionnellement été l’arbitrage privé, régi par des règles de confidentialité strictes.
L’arrivée du Football Governance Act 2025 et la naissance de l’Independent Football Regulator (IFR) devraient modifier cette culture de confidentialité. Les clubs, individus et organisations directement concernés par les décisions de l’IFR auront le pouvoir de les contester devant le Tribunal d’appel de la concurrence (CAT).
Il s’agissait d’un point relativement caché dans l’évaluation d’impact du ministère de la Culture, des Médias et des Sports sur le projet de loi sur la gouvernance du football en juillet dernier, mais transférer le dernier mot sur certains différends liés au football au CAT pourrait ouvrir la voie à un nouveau niveau de transparence.
Ouvert et honnête
Dans le système actuel, même si les résultats finaux des litiges juridiques peuvent parfois être publiés, l’intégralité des preuves, les transcriptions des audiences et les détails granulaires des arguments restent souvent cachés au public.
Les spéculations sur les contestations de City concernant les 115 accusations témoignent des problèmes causés par ce système : les fans comblent souvent le vide d’informations avec leurs propres prises de vue.
L’IFR change le calcul. Ses décisions sont soumises au contrôle du CAT. Selon les règles du CAT, le point de départ est clair : les audiences sont publiques.
Il est important de noter que toutes les décisions de l’IFR ne peuvent pas faire l’objet d’un appel auprès du CAT. Les décisions considérées comme ayant le plus grand impact sur les clubs, les individus et autres – y compris la suspension d’une licence d’exploitation, l’aptitude d’un nouveau propriétaire ou dirigeant d’un club, ainsi que la disqualification ou la révocation d’un propriétaire de club – peuvent faire l’objet d’un appel direct auprès du CAT.
D’autres « décisions révisables » – l’expression accrocheuse de l’IFR pour désigner les actions qu’il prend et qui peuvent être contestées ou réexaminées – seront soumises à un processus de contrôle judiciaire au sein du CAT pour vérifier que l’IFR a agi légalement, rationnellement et équitablement.
Ces décisions doivent d’abord être examinées en interne par le conseil d’administration de l’IFR ou un groupe d’experts avant un examen approfondi par le CAT, et comprennent les sanctions financières imposées aux clubs, les décisions concernant le déplacement d’un terrain ou le changement du nom, de l’écusson ou des couleurs du maillot du club.
Décisions du régulateur
De plus, un recours devant le CAT peut être intenté par toute personne ayant un « intérêt suffisant », ce qui laisse entrevoir la possibilité que des joueurs, voire des associations de supporters, soient impliqués dans ces affaires.
Un reproche que j’entends souvent de la part des sténographes judiciaires de Londres est que, même si la justice est ouverte en théorie, elle est maladroite en pratique. Les documents qui devraient être accessibles dans le tristement célèbre dossier électronique du tribunal mettent souvent des semaines à être disponibles, et les retards sont l’ennemi de la valeur médiatique.
Le CAT est un tribunal plus moderne que certains de ses compatriotes, en particulier la Royal Courts of Justice et son cousin plus du XXIe siècle, le Rolls Building. La diffusion en direct est régulièrement disponible pour les audiences du tribunal du CAT, et son site Web et ses documents sont faciles à naviguer en comparaison.
Pour les investisseurs institutionnels du football et les propriétaires de clubs, il s’agit d’un changement important. Les témoignages, les divulgations financières et les contre-interrogatoires des dirigeants pourraient, pour la première fois, être accessibles aux médias et au public en temps réel.
Même si des « réseaux de confidentialité » existeront sans aucun doute encore pour protéger les informations sensibles, la position par défaut du CAT en faveur d’une justice ouverte signifie que certaines batailles juridiques du football pourraient passer du privé au public.
Ressentir le pincement
Ces changements surviennent à un moment où les dépenses juridiques des clubs, des instances dirigeantes et des ligues font boule de neige. Les divulgations financières ont révélé que les dépenses juridiques de la Premier League ont dépassé 45 millions de livres sterling au cours de la saison 2023-24, soit 600 % de plus que son estimation avant le début de la saison.
Les clubs individuels en ressentent également les effets. De la bataille de plusieurs années sur les transactions entre parties associées (APT) aux défenses contre la déduction de points montées par Everton et Nottingham Forest, les frais juridiques constituent désormais un poste qui peut légitimement avoir un impact sur la planification financière d’un club.
L’arrivée de l’IFR ajoute une troisième couche de risque réglementaire. Les clubs doivent composer avec les exigences de leur championnat national, le contrôle minutieux des réglementations financières de l’UEFA pour ceux qui ont la chance de concourir en Europe, et maintenant les nouvelles règles de l’IFR. Le CAT faisant office de nouvelle cour d’appel spécialisée, il est peu probable que la course aux armements légaux ralentisse.
J’ai écrit à la même époque l’année dernière que 2024 était une année record pour les articles des journaux britanniques sur les litiges juridiques dans le football, selon une étude primaire menée par Thorndon Partners. Le potentiel accru d’examen public lorsque les clubs et les individus contestent inévitablement le nouveau régulateur du CAT pourrait bien voir ce record battu dans les années à venir.
Charles McKeon est le co-fondateur de Thorndon Partners
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